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J’ai refusé net

Écrit par sur 11 janvier 2021

C’était une toute petite infection sur un doigt de ma main droite, à cause d’un ongle mal coupé.
Un petit truc de rien du tout.
Au bout de 3 jours, ça ne passait pas, ça commençait à gonfler un peu. Rien de bien méchant, ça passera tout seul.
Au bout d’une semaine, ça commençait à devenir un peu douloureux. Puis de plus en plus.

Je me suis dit

« Pascal, prends ton courage à deux mains”.
Enfin, à une main puisque l’autre commence à être handicapée”. J’ai pris une aiguille et j’ai voulu percer dans la poche de pus.

Résultat ?
Je n’ai fait que répandre l’infection. En un rien de temps ça commençait à devenir vraiment flippant. Bon, faut arrêter les âneries maintenant.

Direction l’hôpital.

– Monsieur, il va falloir opérer.

– Opérer ? Pour un panaris ??

Rendez-vous est pris pour le lendemain.

Me voilà allongé sur un lit à roulettes, à poil sous une espèce de robe de chambre qui ferme bizarrement. Arrive le moment de l’anesthésie. Sur le principe, je suis d’accord.

Mais mon problème, c’est les piqûres. Une vieille phobie venue de l’enfance. L’anesthésiste devait m’enfoncer une aiguille énorme sous l’aisselle.

Il l’a fait à ma voisine de chambre, en lui expliquant tous les détails. Puis il s’est approché de moi. J’ai paniqué.

J’ai refusé net.

Pas moyen qu’il me pique avec ce truc. No way.

Je garderai mon panaris, mais jamais de la vie, on ne m’enfoncera ça dans le corps.

L’équipe médicale tente de me raisonner. Rien à faire. Je me lève de mon lit à roulettes, prêt à quitter l’endroit. Je me débrouillerai pour soigner mon panaris autrement, ou pour vivre avec. Ils attrapent le chirurgien entre deux interventions :

“Docteur, on a un patient qui veut annuler son intervention”.

Fermeté du chirurgien :

“Oui Monsieur, vous pouvez sortir. Mais il vous faut savoir ce qu’il va se passer après. Votre infection va progressivement nécroser votre doigt. Il faudra qu’on vous fasse cette piqûre pour vous endormir et l’amputer. Si vous refusez, vous perdrez votre main. Si vous refusez, vous perdrez votre bras. Si vous refusez, vous mourrez. Maintenant, vous pouvez décider de partir si vous le voulez.”

J’ai lâché prise.

Ils ont fait leur piqûre, m’ont opéré. Et mon doigt va très bien. J’ai compris qu’il en allait de même avec le péché.

Je ne sais pas si tu es concerné par un péché que tu n’as pas encore confié au Grand Chirurgien.

Tu peux tenter de t’en dépatouiller par toi-même, te faire croire que tu es chirurgien, et au final ne faire que répandre le mal.

Tu peux décider de te contenter d’aller à l’église, d’enfiler les habits qui vont bien, te trouver juste à l’entrée du bloc.

Mais si tu refuses que le Grand Chirurgien vienne te toucher, il va se passer une chose : le péché va progressivement gagner en toi des zones de plus en plus larges. Jusqu’à t’emporter avec lui dans la mort.

Ca pourra te coûter une bonne grosse piqûre sous le bras. Un truc qui va te demander de prendre sur toi. D’affronter tes peurs, tes phobies.

Mais l’effort à faire est bien léger face à ce que tu vas gagner.

“Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger”

(Matthieu 11:28-30).

De Pascal Portoukalian
God Bless


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